Les approches naturelles pour soulager la cystite

Newsletter transférée de Jean-Pierre Willem

Chers amis,
La cystite est une inflammation aigue de la paroi de la vessie, due à la présence et à la multiplication de bactéries dans l’urine.
Elle peut être aiguë ou chronique.
Dans les cystites aiguës, les mictions sont fréquentes, très douloureuses et peu abondantes. Dans les cystites chro­niques, les mictions sont moins fréquentes, moins douloureuses mais plus abondantes.

  • Chez l’homme, la cystite est rare, sauf en cas de problèmes de prostate.
  • Chez les femmes en préménopause, la cystite est souvent inflammatoire (sans microbe), due à une fragilité des muqueuses à cause du dérèglement hormonal.
  • La femme enceinte urine plus souvent, ce qui favorise la stase des urines, le diamètre de l’urètre est multiplié par 3 du fait des variations hormonales (augmentation de la progestérone).

Dans certains cas, on ne détecte aucune présence de germes : on parle alors de « cystite à urines claires » dont les causes peuvent être psychosomatiques.

Trois signes majeurs qui doivent vous alerter

  • La brûlure à la miction, allant de la simple gêne à la douleur insupportable (crampes douloureuses du bas-ventre) ; elle est parfois calmée par l’ingestion abondante de boissons.
  • L’envie très fréquente d’uriner (ou pollakiurie), signe annonciateur par excellence de la cystite ; les mictions sont de faible volume, les urines sont souvent troubles en raison de la présence de pus, contenant parfois du sang dû à une irritation des parois de la vessie.
  • La pesanteur vésicale complète le tableau ; cette douleur généralement mo­dérée reste permanente et persiste pendant la miction.

Causes de la cystite

D’origine infectieuse, la cystite est dans plus de 90 % des cas due à un coli­bacille, Escherichia coli, germe d’origine intestinale venu de la région anale. Puis, on trouve le Proteus mirabilis.
L’un et l’autre sont des entérobactéries, c’est-à-dire qu’elles vivent à l’état naturel dans l’intestin. Les Klebsiella et les entérocoques sont aussi responsables du développe­ment de certaines cystites.

Comment identifier les germes responsables ?

Une bandelette urinaire réactive est très utile pour montrer la présence de germes et de globules blancs.

  • En cas de cystite non compliquée, aucun autre examen n’est nécessaire.
  • L’examen cytobactériologique des urines (ECBU) est indiqué en cas d’échec du traitement et permet d’identifier le germe.

On parlera de cystite vraie si on dénombre plus de 100.000 germes par millilitre d’urine et une présence de globules blancs supérieure à 5.000 par millilitre.
Une cystite peut correspondre simplement à une inflammation aiguë sans microbe : on l’appelle alors cystite à urines claires.
La cause est souvent psychosomatique ou hormonale.

Les 5 piliers naturels pour agir sur la cystite

  1. Homéopathie

Le traitement homéopathique associera des médicaments symptomatiques de douleur et d’infection à des médicaments de terrain pour traiter les récidives.
L’homéopathie a des médicaments qui permettent souvent d’éviter le re­cours aux antibiotiques.
Tester le traitement homéopathique pendant 3 jours avant d’utiliser les huiles essentielles, de redoutables anti-infectieux.
Dans tous les cas, un diagnostic précis devra être fait à la recherche des causes de la cystite.
Prendre systématiquement pendant 24 heures en attendant de consulter :

  • Cantharis 5 CH et Mercurius corrosivus 5 CH, 5 granules en alternance toutes les heures. (À espacer suivant l’amélioration).
  • Colibacillinum 15 CH, 1 dose.
  • Sérum anticolibacillaire 3 DH, 1 ampoule avant chaque repas, pendant 3 jours.
  • Terebinthina 5CH, 3 ampoules à chaque miction (saignement).
  • Staphysagria 9CH, cystite récidivante (patientes nerveuses).
  1. Phytothérapie

L’aubier de tilleul sauvage du Roussillon est efficace sur la douleur et l’inflammation.
La myrtille et la canneberge sont actives sur le colibacille.

Exemples de prescription :

Décoction d’aubier de tilleul, 4 tasses par jour (1 cuillerée à soupe pour 1 tasse).
Teinture-mère de myrtille, 40 gouttes dans un peu d’eau, 2 fois par jour, 3 semaines.
Jus de canneberge, 2 verres de nectar par jour.
Il contribue à un bon équilibre urinaire, intestinal et améliore la pureté des urines.Il fournit un meilleur confort urinaire en particulier chez les femmes présen­tant des perturbations urinaires à répétition : femmes enceintes, déséqui­libres hormonaux, troubles estivaux ou au cours des voyages.

Tisane de bruyère et de busserole : plantes antiseptiques urinaires (2 à 3 tasses).

  1. Gemmothérapie

Le matin, Vaccinium vitis idaea (bourgeon) macérat glycériné 1D : 50 gouttes.
Midi, Betula pubescens (bourgeons et radicelles) macérat glycériné : 50 gouttes.
Soir, Fagus sylvatica (bourgeons) macérat glycériné 1D : 50 gouttes.

3 semaines par mois.

  1. Oligothérapie
  • Cuivre ou l’association cuivre-or-argent (anti-infectieuses).
  • Magnésium (décongestionnant du petit bassin).
  1. Aromathérapie : puissant remède

Les huiles essentielles sont la thérapeutique naturelle la plus puissante pour se débarrasser d’une infection urinaire. Les huiles essentielles les plus utilisées sont :

  • L’Origan compact (Origanum compactum) ;
  • Le giroflier ou clou de girofle (Eugenia caryophyllata) ;
  • La sarriette des montagnes (Satureja montana) ;
  • Le niaouli (Melaleuca quinquenervia) ;
  • Le thym à thujanol (Thymus vulg thujanoliferum) ;
  • L’arbre à thé (Melaleuca alternifolia) ou tea tree
  • Le santal blanc (santalum album), surtout en application locale sur le bas-ventre.

On peut y associer des huiles essentielles à visée antalgique et anti-inflammatoire : menthe poivrée, genévrier, laurier noble et surtout la gaulthérie couchée (99% salicylate de méthyle)

Voici 4 protocoles à base d’huiles essentielles selon différents types de cystites.
I – Protocole simple :

  • HE de Sarriette des montagnes et Origan : 1 goutte de chaque, 3 à 4 fois par jour sur mie de pain ou support.
  • HE de Santal blanc : 2 gouttes à appliquer sur le bas-ventre 3 à 4 fois par jour.

II – Protocole en cas de cystite infectieuse :

  • Gouttes buvables (flacon de 5 ml)
  • HE Sarriette 15 ml
  • HE Origan compact 1,5 ml
  • HE Thym à thymol 1,5 ml
  • HE Tea tree o,5 ml

3 gouttes sur 1 comprimé neutre, 3 fois par jour pendant 15 jours.

  • Lotion cutanée (flacon de 15 ml)
  • HE Bois de rose 5 ml
  • HE Palmarosa 5 ml
  • HV Macadamia 5 ml

5 gouttes du mélange en application cutanée au niveau abdominal, 2 fois par jour pendant 20 jours.

  • HE en gélules :
  • HE Thymus vulg thujanoliferum 20 mg
  • HE Origanum compactum 20 mg
  • HE Satureja montana 20 mg
  • HE Melaleuca quinquenervia 20 mg

Prendre 2 gélules matin, midi et soir pendant 5 jours. Pour les personnes de petit poids, 1 gélule 3 fois par jour.

On pourra l’associer à une préparation magistrale pour usage local :

  • HE de thym à thujanol 1 ml
  • HE de santal 2ml
  • HE de genévrier 1ml
  • HV Calophylle inophylle 3ml

À appliquer 3 à 4 fois par jour sur le pelvis, au-des­sus du pubis, en regard de la vessie, en massant pour faire pénétrer.

Il existe également des produits tout prêts vendus en pharmacie.

III- Protocole en cas de cystite inflammatoire (urine claire)

  • Gouttes buvables
  • HE Eucalyptus citronné 1 ml
  • HE Matricaire o,5 ml
  • HE Mélisse 0,5 ml
  • HE Origan 1 ml
  • HE Ravintsara 1 ml
  • HE Santal 1 ml
  • HE Sauge sclarée 1 ml

Selon le schéma thérapeutique suivant :

  • 2 gouttes sur 1 comprimé neutre 5 fois/jour pendant 3 jours.
  • 2 gouttes sur 1 comprimé neutre 4 fois/jour pendant 3 jours.
  • 2 gouttes sur 1 comprimé neutre 2 fois/jour pendant 2
  • Autre formulation
  • HECT Santal 2 ml
  • HECT Camomille noble 1 ml
  • HECT Estragon 2 ml
  • HECT Encens 1 ml
  • HV Hélichryse italienne 4 ml

12 à 15 gouttes en application sur le bas ventre 3 à 4 fois par jour jusqu’à amé­lioration sensible.

IV- Protocole en cas cystites récurrentes

Gouttes buvables (flacon de 5 ml)

  • HE Romarin ABV 1,25 ml
  • HE Tea tree 1 ml
  • HE Origan 0,75 ml
  • HE Géranium rosat 0,75 ml
  • NE Sauge officinale o,5 ml
  • HE Oranger feuilles o,5 ml
  • HE Menthe poivrée 0,25 ml

Deux gouttes 2 fois par jour pendant 21 jours consécutifs, arrêt d’une semaine puis reprendre.

Mes conseils pour enrayer l’infection

Du fait que les mictions sont fréquentes et douloureuses, les malades arrêtent de boire.
Au contraire, il faut boire un litre d’eau dans la première heure, attendre d’avoir la vessie bien pleine avant d’uriner, la douleur s’atténue.
L’huile essentielle de santal, 3 à 5 gouttes dans un peu de miel (ou dans une gélule), trois fois par jour, est un excellent désinfectant urinaire.
Si la cystite récidive, il faut traiter une colite ou un terrain allergique pour enrayer l’inflammation intestinale et vésicale.
Un pré et probiotique doit être prescrit pendant 15 jours pour reconstituer la flore intestinale.
Sinon, l’intestin sans flore sera envahi à nouveau par le colibacille qui contaminera à nouveau la paroi vésicale.

  • Le jus de canneberge est un bon anti-infectieux des voies urinaires.
  • Puis prescrire colibacillinum 15 CH, une dose (ou 10 granules) une fois par semaine pendant deux à trois mois, pour empêcher le développement du colibacille (Escherichia coli).

Les compléments alimentaires en soutien

  • Cystiline Fluid : contient hibiscus, canneberge et angélique. Il restaure le système urogénital grâce aux pigments naturels qui empêchent certaines bactéries pathogènes d’adhérer aux parois des muqueuses du système urinaire.

1 bouchon doseur le matin à jeun.

  • OPTIFlorus TRANS : les souches microbiotiques et fructo-oligosaccharides restaurent le microbiote grâce à une biodisponibilité accrue. 1 gélule le matin à jeun et le soir au coucher.
  • Canneberge : les baies de canneberge sont utilisées pour prévenir et limiter le développement des germes (E.coli) qui se fixent sur les muqueuses urinaires. Les bactéries sont ensuite simplement éliminées lors de la miction. 3 gélules 10 minutes avant les repas.

La cystite masculine en lien avec la prostate

80% des cystites chez l’homme sont causées par une augmentation de la prostate.

Celle-ci va alors gêner l’écoulement des urines et favoriser le développement des bactéries.

  • Les composants de la graine de courge ont une action bénéfique sur la vessie (femme et homme) et sur la prostate. La courge est le grand remède des problèmes prostatiques, elle contribue au maintien de la prostate. 2 fois 3 gélules avant les repas. Boite de 200 gélules.
  • CurbiProsta est un extrait de pépin de courge et d’ortie qui favorise l’élimination de l’eau : 1 dose de 20 ml 10 minutes avant repas. Flacon de 250 ml.
  • LithoPygeum Africanum associe la poudre d’écorce de prunier d’Afrique au Lithothamne et participe au confort urinaire chez l’homme. 3 gélules 10 minutes avant les repas, boite de 200 gélules.
  • LithoProsapalm : prunier d’Afrique, palmier de Floride, gluconate de zinc et Lithothamne. Son action anti-androgène empêche l’évolution tumorale (cancer). L’écorce de Pygeum freine l’augmentation de la prostate, effet décongestif et augmente l’élasticité de la vessie. Le zinc est un protecteur de la prostate (anti-vieillissement). 2 fois 2 gélules avant repas.

Ces quatre produits (Labo Fenioux, tel : 02 54 27 16 94) jugulent les infections urinaires et suppriment les différentes gênes occasionnées par l’hypertrophie de la prostate.

Pour un examen complet de votre prostate, votre médecin demandera une prise de sang de l’antigène spécifique prostatique (PSA) ainsi qu’un toucher rectal.

À bientôt !

Jean-Pierre Willem